• Christian B.

L'Aquarium de Gènes

Mis à jour : 27 déc 2019


Le premier port d'Italie - il s'étend sur 30 kilomètres - se devait de posséder un aquarium digne de son passé et de son activité actuelle qui le place au second rang en Méditerranée.

La construction de son aquarium a fait partie d'un projet global de rénovation dans le cadre de l'anniversaire de la découverte du « Nouveau Monde » par Christophe Colomb en 1492 (bien que l'on pense que le Viking Éric le Rouge l'a devancé... mais c'est une autre histoire).

L'aquarium de Gênes est proche du musée de la Mer, du musée arctique, des anciens entrepôts de coton et, enfin de cette bulle transparente, créée en 2001, la « Biosfera » reproduisant le milieu naturel de la forêt pluviale. C'est donc tout un ensemble consacré à la nature, maritime en particulier, que l'on peut visiter dans le même secteur du port.

Dès 1998, le public a pu visiter cet aquarium moderne, construit sur deux niveaux, qui compte 70 bassins de toutes tailles dont le plus grand contient 1.200.000 litres d'eau : de quoi accueillir des espèces emblématiques comme les requins, les raies Manta et, ce qui nous a le plus fascinés, les lamantins.

Les navigateurs grecs avaient fait de ces mammifères marins des êtres maléfiques, les conduisant par leur chant sur les récifs : les sirènes. En voyant ces paisibles herbivores évoluer dans le bassin, leur gros museau à la recherche de quelque végétal (en l'occurrence de la salade mise à leur disposition par le personnel de l'aquarium) on se demande comment les marins grecs en avaient fait de séduisantes sirènes : peut-être l'excès de vin résiné avait-il embrumé leur vue...

Quoi que l'imagination fertile des marins ait pu être trompée car les femelles lamantin possèdent deux mamelles de chaque côté du thorax, comme l'espèce humaine. Pas de nageoire dorsale chez les lamantins, deux courtes nageoires pectorales qu'ils utilisent comme des « pattes » pour se déplacer sur le fond, ils progressent avec lenteur, venant de temps en temps respirer en surface.

Nous avons été déçus de ne pas avoir vu d'hippocampes, ces petits poissons fascinants avec leur nageoire dorsale ressemblant à une hélice leur permettant de se déplacer verticalement, la vue des poissons exotiques de toutes couleurs et surtout des méduses nous a largement « consolés ».

Dans quatre aquariums, situés côte à côte, évoluent des méduses de même aspect mais de taille différente. La finesse de leur « chapeau » redoutable piège à poissons, montre de fines lamelles découpées comme une élégante dentelle.

Nous avons été également épatés par la vitesse à laquelle nagent les manchots dans leur petit bassin (trop petit à notre goût) et nous nous sommes interrogés sur le ressenti de ces oiseaux dont les congénères vivent dans les grands espaces de l’Antarctique…

Nous avons bien apprécié le fait que deux niveaux permettent de voir les mêmes hôtes de la mer, soit au-dessus du bassin, soit le long des parois vitrées : à cette hauteur, on a l'impression d'être dans leur élément. L'épaisseur des parois les isole du bruit des visiteurs et on peut les observer, vaquant tranquillement à leurs occupations ou faisant la sieste, comme les phoques gris mouchetés se laissant tranquillement flotter sous l'eau, avant de venir prendre une provision d'oxygène, laissant seulement émerger leurs grosses narines.

→ Pour les enfants, l’aquarium est un paradis, ils peuvent même se faire photographier chevauchant un énorme dauphin en peluche, la photo étant gracieusement remise à la sortie !

Je vous invite à regarder le montage audiovisuel (2 minutes) ci-dessous.


Article précédent Accueil Article Suivant

#gênes, #aquariodigenova