• Christian B.

L'Aïr, le Désert Interdit

Mis à jour : avr. 20


Cette période de Nouvel An est propice pour se souvenir d’autres « Nouvel An » passés sous d’autres latitudes ; pour celui du Premier janvier 2005, ce fut au Niger, dans le massif de l'Aïr.

On parle beaucoup du Sahel depuis deux ou trois ans avec les otages enlevés sur le site d’AREVA à Arlit au nord du Niger ou ailleurs, avec la guerre au Mali ou en Centrafrique.

Des fanatiques illuminés veulent au nom de Dieu imposer leurs principes à d’autres qui ne partagent pas leur façon de penser ou de vivre.

La femme touareg ne porte pas le voile et ils voudraient l’exiger. Ils voudraient imposer la charia aux touaregs, peuple libre qui a une longue histoire et peu islamisé.

Oh ! Le fanatisme religieux n’est pas nouveau ! Rappelez-vous l’Inquisition ou encore cette phrase d’Arnaud Amaury, un légat pontifical en charge de réprimer l’hérésie cathare : « Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens » !

Fin décembre 2004, j’étais donc avec cinq amis au Niger pour fêter l’arrivée de la nouvelle année à l’occasion d’un trip autour du massif de l’Aïr. À l’atterrissage à Agadès, nous avions appris qu'un « Festival de l’Aïr » se tenait à Iférouane, dans le nord du massif et avions modifié notre programme en conséquence. Ce festival est organisé par des touaregs pour des touaregs et nous y avons participé, seuls européens avec quelques membres d’une ONG. Nous avons passé deux journées exceptionnelles : soirée avec danses sur la grande place du village, suivie le lendemain de courses de chameaux et encore de danses.

Deux jours plus tard, le 31 décembre, après un passage dans les Montagnes Bleues, nous avons passé la soirée autour d’un feu de bois. Nos chauffeurs touaregs avaient fait griller un cabris acheté quelques heures plus tôt et, pour ce réveillon dans le désert, le roi n’était pas mon cousin …


Retour ensuite à Agadès pour une soirée chez le propriétaire de l’agence avec lequel travaillait mon ami Michel, l’organisateur de ce trip.

Avant le vol retour vers la France, me promenant le nez au vent au marché couvert d'Agadès, j'ai trouvé un CD du groupe Tinawiren ; vous pouvez écouter « Chatma » en lisant cet article.


Aujourd’hui, je me demande comment vivent ces braves gens, le tourisme était un des piliers de leur économie.

Aujourd'hui, je suis nostalgique : nostalgie de ces rencontres, nostalgie de ces bivouacs au clair de lune sous un ciel étoilé et d’une pureté remarquable …


J’ai souhaité retourner au Sahel : il y a deux ans, j’ai même envisagé un trip dans les montagnes du Tibesti au nord du Tchad. Mais il a fallu rester raisonnable, les risques n’y sont pas minces.


Le Désert nous reste interdit !


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