• Christian B.

Sur le Camino Francés ~ Santo Domingo de la Calzada

Mis à jour : nov. 1


Cette année, j'ai donc stoppé à Burgos ma longue randonnée depuis Séville, mais en 2011 j'avais continué jusqu'à Pampelune... J'en fais ici la narration.

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Pour quitter Burgos, j’avais pu héler un taxi à un feu rouge qui m’avait emmener dans les faubourgs car la sortie de la ville – l’entrée pour qui va à Compostelle – est une longue zone industrielle sans charme.

Alors que le ciel s’éclaircit, j’ai remonté tranquillement les pentes de l’Alto Matagrande (1.078 m), dernier coup d’œil sur la ville et descente rapide vers Atapuerca, un site archéologique riche de vestiges fossiles des premiers êtres humains à s'installer en Europe depuis près d'un million d'années jusqu'à notre ère.

J’avais trouvé bien longue en 2008 après San Juan de Ortega, la traversée des Montés de Oca qui culminent à 1.162 mètres à Valbuena mais j’ai trouvé cette fois le parcours agréable. Ça, c’était hier !

Aujourd’hui je suis arrivé à 13 heures 50 à Santo Domingo de la Calzada où je fais étape dans le grand albergue de la Cofradia del Santo avec un accueil sympa. C’est étonnant, quand j’indique que j’arrive de Séville, ça impressionne et les hospitaleros (et pas seulement eux) se montrent particulièrement cordiaux à mon égard !

Santo Domingo de la Calzada porte le nom d’un moine bénédictin qui, né en 1019, est devenu le patron des travaux publics !

Ému par les souffrances des pèlerins qui traversait la rivière Oja par tous les temps, il entreprit la construction d’un pont à leur intention, puis celle d’une hôtellerie, et enfin d’une route, une calzada d’où son nom.

Mais la grande célébrité de la cathédrale de Santo Domingo de la Calzada vient surtout de la poule et du coq blancs qu’on voit vivants derrière une grille en fer forgée, un poulailler installé sur un mur et en hauteur (pour les âmes sensibles, n’ayez pas de souci, on les remplace deux fois par mois).

Ils commémorent un surprenant miracle que plusieurs chansons situent ici : un jeune pèlerin voyageant avec sa famille, avait été injustement pendu pour vol de vaisselle d’argent caché en fait pour se venger par une serveuse éprise du jeune pèlerin et repoussée par lui.

À leur retour de Compostelle, ses parents l’entendirent leur dire du haut du gibet qu’il vivait encore car Saint Jacques le protégeait ! Le juge auquel ils s’adressèrent et qui était en train de manger une volaille rôtie, leur répondit : « il est vivant, aussi vrai que ce coq et cette poule vont se mettre à chanter ». Et, Ô miracle, aussitôt le coq chanta et la poule caqueta. Le juge bouleversé fit dépendre le jeune homme et pendre à sa place la fautive.

Cette légende est évoquée sur quantité de retables tant en France et notamment dans la région de Toulouse ainsi qu’ailleurs en Europe.


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