• Christian B.

Le circuit « Découverte de Montauban » #2

Mis à jour : avr. 21


Après l’épisode des guerres de religion (1522 – 1629) qui ont mis à mal son économie, Montauban reprend son développement, la ville attire une nouvelle noblesse de robe et se modernise sous l’impulsion de ses intendants, de nombreux hôtels particuliers ont été édifiés, les fortifications démantelées et la rive droite du Tarn profondément remaniée. Les murs de soutènement édifiés et les plantations réalisées forment un glacis protégeant la berge de l’érosion de l’eau. Ces ouvrages ont ainsi garanti de meilleures conditions de navigation pour les bateliers, le chemin de halage étant protégé et le lit de la rivière cantonné.

Les campagnes de travaux se sont poursuivis un siècle plus tard sur la rive gauche avec la construction du quai de Villebourbon (achevé en 1842) destiné à protéger les ateliers de minotiers, teinturiers et drapiers installés en bordure du Tarn.

Les terres de Sapiac, au sud-ouest de la cité, elles aussi inondables, sont longtemps demeurées sans protection. Le développement urbain et les crues du XX° siècle conduiront à la mise en œuvre d’un vaste-plan anti inondation afin de protéger le quartier.

À l’extrémité du quai Villebourbon, avant de remonter sur le Pont-Vieux, une plaque rappelle la tragique inondation du 3 Mars 1930, l’eau ayant atteint 11,90 mètres dans sa traversée de la ville ( ! ).

Le Pont-Vieux emprunté ensuite pour revenir vers le centre historique date de 1144, du moins dans ses fondations, le pont actuel ayant été reconstruit au XIV° siècle par le Roi Philippe IV le Bel.

Arrivés sur l’autre rive, nous avons consacré un long moment à la visite du musée Ingres, installé dans un ancien évêché, devenu la mairie après la Révolution, puis musée au XIX° siècle. Le musée mériterait un article ...

Nous sommes passés rapidement devant le musée Victor Brun qui fait face au musée Ingres, un ancien palais de la « Cour des Aides » puis nous avons été au bout du Quai de Montmurat jeter un œil sur l’île Pissote, une remarquable réserve d’oiseaux, passant devant divers anciens couvents, celui des Clarisses, celui des Carmélites et encore celui des Capucines. Retour vers le centre historique en passant devant l’Hôtel de Sorbiac, pour aller jeter un coup d’œil dans la rue Armand Cambon.

Le passage devant la façade du Théâtre Olympe de Gouges s’imposait avant de redescendre la Rue Marie Laffont.

Au bout de la rue, Place Victor Hugo se dresse l’église Saint-Jacques.

D’abord simple oratoire, elle devint une véritable église au milieu du XIII° siècle.

Très éprouvée par les guerres de Religion, elle fut rendue au culte par le cardinal Richelieu en personne en 1629.

Elle servit ensuite de cathédrale pendant un siècle.

Le circuit se termine par la Place Nationale au cœur de la cité. Sa vocation marchande est établie depuis le Moyen Age. Détruite par des incendies en 1614 et en 1649, elle a été reconstruite grâce à la générosité royale et l’obstination des échevins.

C’est un ensemble harmonieux et homogène, avec des rangées d’arcades doubles sur les quatre côtés de la place. En ce dimanche midi, la Place Nationale était largement occupée par les montalbanais recherchant un peu de fraîcheur et attablés devant les bistrots nombreux.

Un beau circuit de plus de cinq kilomètres effectués sous le soleil, d’abord un peu timide et plus généreux en fin de matinée.


Carte avec le parcours dans Montauban - détails techniques - fichier GPS [clic]


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