• Christian B.

Tarzan et moi au Fort de Monperché

Mis à jour : avr. 22


Il y a quelques jours je vous ai raconté, profitant de ma balade au fort de Montgilbert, ce qui avait conduit à bâtir une séries de forts et de batteries en Maurienne et en Tarentaise entre 1875 et 1884.

Vous aurez compris aisément que la curiosité devait me pousser à aller jeter un œil sur le fort de Montperché bâti à 1.009 mètres d'altitude au confluent de la vallée de l'Isère et celle de l'Arc et faisant face au fort de Montgilbert de l'autre côté de la vallée.

Fouinant sur le Net, j'avais découvert une balade à travers la forêt de Bonvillaret menant, par des pistes forestières ou par des sentiers, au fort de Montperché (1.009 m), un titre, quelques photos mais pas de descriptif de la randonnée, uniquement un fichier trace GPS.

L'itinéraire proposé part de Randens (380 m) dans la vallée et rejoint Aiton (420 m) après être passé au fort de Montperché, nécessitant une manipe de voiture mais étant solitaire ce jour, il m'a fallu en lisant sur la carte IGN du coin, imaginer un itinéraire me permettant de faire le circuit en boucle depuis Aiton.

Bien que monsieur météo ait annoncé ce premier samedi de juin des éclaircies avant le retour des orages, c'est un ciel couvert et des sommets dans les nuages qui m'ont été proposés comme cadre de ma balade du jour.

Au départ du village, d'aimables pistes et sentiers en balcon, succession de montées et de descentes, m'ont permis de rejoindre l'itinéraire venant de Randens une bonne heure plus tard.

De là, un sentier pentu grimpe dans la forêt pour rejoindre le hameau des Perrières (625 m) puis le joli village de Bonvillaret (710 m).

Dès la sortie du village, c'est un sentier raide, en de nombreux endroits fortement dégradé par les sangliers et rendu boueux par les pluie des derniers jours qui m'a amené en moins d'une heure au petit hameau des Combes (911 m) dont les habitants doivent se trouver bien isolés l'hiver.

À la sortie du hameau, un sentier peu fréquenté à l'évidence, mène à la crête qui sépare le versant Maurienne du versant Isère (1.027 m). De là, une piste empierrée conduit au but du jour.

Le fort est habité et sa propriétaire tient à indiquer qu'il est privé et qu'il est interdit d'y pénétrer. On a dû lui consentir un prix de gros sur les panneaux qui le signale si j'en juge par leur nombre !

Pour revenir dans la vallée, je suis invité par la trace enregistrée dans mon GPS à revenir en arrière pour retrouver un petit sentier qui descend directement au hameau des Combes. Alors que la carte IGN n'apporte aucune information, j'ai passé un bon quart d'heure à rechercher le dit sentier. Pas l'amorce du début du commencement de la moindre trace de sentier !

Mon ami Tarzan qui m'avait déjà manifesté un certain intérêt dans la grimpée entre Bonvillaret et Les Combes, intervient et me propose de descendre à travers la forêt profonde au demeurant bien pentue. Si Jane l'avait accompagné, peut-être me serais-je laissé tenter par la proposition mais il m'a semblé plus raisonnable de reprendre la piste qui, depuis la vallée, conduit au fort. Elle est goudronnée ce qui est sûrement moins agréable qu'un sentier, mais bon !

Un grand kilomètre plus loin, ma piste a croisé la petite route des Combes, j'aurais pu en la remontant retrouver l'itinéraire de mon GPS mais le temps devenait menaçant, l'orage était parti chercher de l'eau mais il avait envoyé quelques gouttes en éclaireuses et il valait mieux ne pas perdre trop de temps si je voulais éviter la douche. J'ai donc continué par la route.

Plus bas, à la batterie de Frais Pertuis (655 m) qui appartient au dispositif du fort, la route est proche de mon sentier et je m'y suis engagé mais le sentier a disparu rapidement laissant place à la forêt. Tarzan qui m'accompagnait encore m'a invité à le suivre dans une pente assez raide où la terre grasse du sous-bois était rendue glissante par les pluies. Je me suis laissé tenter me demandant un peu plus loin si j'avais bien fait ! Plus bas, nous sommes sortis du bois en entrant dans une pâture où d'aimables bovidés nous ont regardés passer avec intérêt.

Alors que la pâture longeait la route, Tarzan m'a invité à nouveau à le suivre dans des pentes tellement raides qu'elles imposent de trouver des lianes pour passer d'un arbre à l'autre. J'ai décliné l'invitation avec vigueur pour reprendre la route.

Quelques lacets de la route plus bas, nouvelle invite de Tarzan pour me glisser de pâtures en bosquets, cette fois l'invite m'a semblé acceptable.

Nous avons alors cheminé ensemble tranquillement jusqu'à retrouver des petites routes qui m'ont ramené à mon véhicule garé sous le fort d'Aiton.

→ C'est bien les fichiers pour GPS mais les 3/4 des randonneurs mettent en ligne leurs balades sans pour autant corriger leurs éventuelles erreurs d'itinéraires ou les pertes de connexion entre leur GPS et les satellites du système. En général, sur le terrain, balisage et vieille expérience conjuguées avec une bonne lecture des cartes suffisent et le GPS n'est là que pour lever un doute et confirmer qu'on est bien sur l'itinéraire. On a vu que dans la circonstance, combien j'ai pu maudire le créateur du fichier et, dans une moindre mesure, la carte IGN peu précise par ici.

Distance 16 km, temps 6 h 10 arrêts inclus, D+/ D- 785 m, Panneaux directionnels entre Aiton et Bonvillaret avec balisage jaune / vert rares. Après Les Combes, aucun balisage. Temps couvert, devenant orageux avec quelques gouttes de pluie après 13 heures.

Carte IGN 3432 ET Albertville

Carte avec le parcours → - détails techniques - fichier GPS [ clic ]


→ Cliquer sur les photos pour les voir en grand format



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