• Christian B.

Atlantic Odissey ~ L'archipel du Cap Vert #2 Praia & Ilha de Santiago

Mis à jour : avr. 13


15 avril (J38) Praia ( Ilha do Santiago )

Réveil à 6 heures 30. Les valises sont dans les couloirs à 7 heures pendant que nous déjeunons. Nous récupérons ensuite nos passeports couverts de coups des tampons des lieux visités.


Pendant ce temps, le Prof. Molchanov qui avait mouillé pendant la nuit dans la baie devant Praia se déplace pour aller au quai où il s’est amarré à 9 heures. Les matelots russes débarquent nos bagages.

Effusions lors du débarquement avec Walter et Noura qui restent à bord jusqu’à Rotterdam, embrassades avec les femmes de chambre, poignées de main avec quelques matelots et pour moi, avec le second, bien sympa.

Des minibus nous emmènent avec les bagages à l’hôtel Oasis Atlântico Praiamar **** J’ai regardé les prix et, même si nous avons un tarif spécial pour ceux qui resteraient, je préfère téléphoner et réserver pour demain soir à l’hôtel Holandia [1] sur lequel j’avais de bons renseignements via Le Petit Futé. On y pose nos gros bagages et bagages à main, puis nous partons, les uns vers un « Birds Tour », les autres vers un « Island Tour » groupe dans lequel je me retrouve puisque c’est ce que j’avais choisi.

D’abord balade en ville avec de nombreux arrêts pour admirer des paysages ou de vieux monuments datant de la colonisation portugaise et c’est ainsi que nous avons vu le Prof. Molchanov appareiller pour prendre la direction du nord.

C’est à ce moment là mon téléphone portable resté éteint depuis plus d'un mois que je venais d'allumer me fait découvrir un texto de ma fille Valérie qui m’apprend que Papa (97 ans) n’avait pas attendu mon retour pour partir vers le grand voyage. Très curieusement, j’en avais le pressentiment mais ça m’a fait un choc quand même, bien que l’avoir vu décliner doucement depuis deux années me faisait peine et que je lui souhaitais un départ serein. Téléphone d’abord à Valérie pour en savoir plus, puis chez Maman.

Nous sommes ensuite allés toujours en minibus vers Cidade Velha la capitale historique du Cap Vert mais rasée en 1712 par le corsaire français Jacques Cassard. Visite de la forteresse São Felipe (XVII° siècle) restaurée par l’Espagne.


Ensuite, nous sommes partis vers l’intérieur de cette île de Santiago, très belle quoi que moins que l'île de Santo Antão qui est, elle, très fascinante. Nous avons déjeuné à la Pousada Quinta Da Montanha au petit hameau de Rui Vaz au sommet du Monte Tchota (1.050 m), après quoi nous avons poursuivi notre balade.

Retour à notre hôtel vers 16 heures 30. Dîner à 20 heures rassemblant la vingtaine de rescapés. Un peu avant 22 heures nous voyons revenir l'un des passagers, son vol a été annulé et il ne sait pas quand et comment il pourra repartir. Ce fut ensuite nos adieux la plupart de mes compagnons d’aventure s’envolant demain avant le jour.

J’ai eu du mal à m’endormir. J’ai pensé à mon père ...


Mercredi 16 et Jeudi 17 avril Praia

Il me reste à priori deux journées avant mon vol de vendredi à 1 heure 05 du matin. J’y retrouverai d’ailleurs quelques compagnons (les deux couples de Cape Town, si sympathiques, le couple américain avec qui nous avons tant plaisanté sur Napoléon). Je vais donc changer d’hôtel ce matin vers 10 heures 30, puis j’irai à l’agence de la TACV pour vérifier s’il n’y a pas de nouvelles modifications de mon vol vers Lisbonne.


Ensuite, peut-être, visite au marché de Sucupira et plage en fin d’après-midi. Demain, peut-être le musée ethnologique et le musée archéologique, avant de gagner l’aéroport avant 22 heures.


En guise de Conclusion

Cet Atlantic Odyssey a été une superbe aventure. Un Détroit de Drake clément bien différent de ce que j’avais si souvent lu, notamment dans les livres du temps des grands voiliers de mon compatriote nantais le commandant Aubin, un trop court passage sur la Péninsule Antarctique et une Mer de Weddell traversée entre les icebergs dans un vent où je n’aurai pas aimé être avec un petit voilier. South Georgia restera le point d’orgue de cette aventure, surtout la première journée où nous avons été servis pas un temps merveilleusement clément. Nous avons eu un avant goût du paradis comme l’a si bien dit Ken mon ami canadien. La traversée des Cinquantièmes Hurlants (avant South Georgia) puis des Quarantièmes Rugissants m’ont rappelé mes lectures des Damien (Gérard Janichon), fascinants. Tristan Da Cunha, où nous n’avons pas pu débarquer restera ce que je pensais qu’elle serait, étrange. À Sainte Hélène, nous avons évoqué Napoléon qui, bien qu'étant notre serial killer, n'en reste pas moins l'un de nos plus grands hommes. Ascension sans grand intérêt sinon celui d’être une escale technique permettant aux citoyens de sa gracieuse majesté de débarquer. Enfin, retrouver Cabo Verde, le point final de cette aventure de près de six semaines.

Retournerais-je en Antarctique et dans les mers du sud, qui sait ?


Écrit à Praia (Cabo Verde), 16 avril 2008


[1] hotelholanda@cvtelecom.cv


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Je vous invite à regarder le court montage audiovisuel ( 5,47 minutes ) ci-dessous, en grand écran de préférence.

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