• Christian B.

Arica ~ La culture Chinchorro au musée San Miguel de Azapa

Mis à jour : avr. 18


La vallée d'Azapa commence presque immédiatement à la sortie sud-est de l'agglomération d'Arica.


La route s'insinue au milieu des champs d'oliviers de Séville, des bananeraies, des palmeraies, des citronniers et des champs de produits agricoles, véritable grenier de la région.


Le musée San Miguel de Azapa, que j'ai rejoint en colectivos, présente 10.000 années de présence humaine dans la région, on y trouve des pétroglyphes, des tissages, de la céramique andine et côtière, de la vannerie, etc.


Mais son trésor est sans contexte les 32 momies de la culture Chinchorro, protégées par des vitres dans plusieurs salles à la lumière tamisée et laissées in situ, dans le sable, parées de leurs bandelettes, peaux et plumes d’oiseaux marins : en clair on pose l’objectif de l'appareil photo sur la vitre pour ne pas avoir trop de reflets…


Les Chinchorro ont évolué dans le désert entre 7.000 et 1.500 avant notre ère, ils se sont établis entre le nord du Chili et le sud du Pérou en se concentrant finalement dans l’actuelle ville d’Arica et dans la vallée de Camarones.



Les momies remonteraient à environ 5.050 ans avant notre ère (contre 3.000 av. J.-C. pour les momies égyptiennes) et même si les scientifiques ignorent avec précision leur origine, les archéologues les ont appelés « momies de Chinchorro », car c’est sur la plage du même nom que les premiers restes de cette culture côtière ont été retrouvés, une zone extrêmement sèche, mais à la fois très riche d’un point de vue maritime en raison de la présence du courant froid de Humbolt, la pêche constituant leur principal moyen de subsistance.


La découverte de ces momies précolombiennes ont permis d’en savoir plus sur le culte funéraire pratiqué par les Chinchorro.


On sait ainsi qu’à la différence des anciens Égyptiens qui momifiaient uniquement les rois et les nobles, ils effectuaient un processus de momification sur quasiment toutes les personnes décédées sans réelle distinction d’âge ou de statut, les bébés étaient même les premiers à être momifiés.


Les viscères retirés, le corps séché par des pierres chaudes puis rempli de paille, les os remplacés par des bâtons, le tout était recousu. Le visage était alors recouvert d'une pâte lui durcissante lui donnant un aspect aplati puis des cheveux humains collés sur le crâne.


Cette pratique funéraire dura 1.500 ans et disparut pour des raisons qui sont restées inconnues.

Après presque deux heures d'une visite épatante, pour revenir en ville, il me fallait reprendre un colectivos, mais ceux qui passaient étaient complets et alors que je prenais mon mal en patience, un bien aimable chilien m'a proposé de me ramener en centre-ville. Sympa...


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