• Christian B.

A Coruña

Mis à jour : avr. 18


Avec ses 250.000 habitants La Corogne (A Coruña en galicien) est la ville la plus peuplée de Galice après Vigo, sa situation sur une presqu'île qui s'avance dans l'océan bordée d'une vaste baie, est éminemment stratégique, un carrefour commercial utilisé de tous temps à commencer par les marchands phéniciens, les carthaginois et les romains.

L'irruption de l'industrie au siècle dernier n'a pas défiguré la physionomie de la cité et, juché sur un promontoire, le vieux quartier avec ses ruelles et ses édifices historiques a été préservé.


Nous avons trouvé la place pour laisser nos deux véhicules sur le parking de l'Aquarium Finisterrae (ou Casa de los Peces) pourtant très encombré, pour partir à pied dans la cité, une cité où je suis déjà passé à deux reprises.



La presqu'île traversée par une enfilade de petites rues animées, nous débouchons sur la place qui doit son nom à une héroïne locale, María Pita, qui sauva la ville en 1589, en donnant l'alerte alors que les Anglais, menés par Francis Drake, escaladaient les murs ; elle est le siège de l'ayutamiento (mairie) et avec ses galeries couvertes, ses terrasses, ses bars et restaurants, elle est le centre névralgique de la cité.


L’Igrexa de San Xurxo (San Jorge en castillan), proche de la Praza de María Pita, de style baroque, a été édifiée comme un petit sanctuaire de dévotion pour les marins. Elle occupe l’ancien bâtiment du conseil municipal et le Théâtre Rosalía Castro ; en 1975, elle a été déclaré monument historique et artistique national et pourtant nos guides touristiques omettent de la citer.


Plus loin, au cœur de la vieille ville, la petite Igrexa de Santiago, bâtie au XII° siècle, mêle les styles roman et gothique, les trois absides et le portail nord étant romans, le portail occidental au-dessus duquel caracole Saint Jacques Matamore, Saint Jean et Saint Marc, adossés aux piédroits sont de l'époque gothique.


À l'intérieur, une sculpture en pierre polychrome de Saint-Jacques au visage plein de quiétude et une Vierge à l'Enfant polychrome du XIII° siècle ainsi que de très beaux chapiteaux historiés.

À l'arrière de l'Igrexia de Santiago, la prazuela de Santa Bárbara est un havre de paix dans la vieille ville et cette petite place ombragée a d'ailleurs été choisie pour accueillir, lors des fêtes de María Pita, en août, des récitals et concerts de musique de chambre. En 2012, nous avions pu assister à une cérémonie à l'occasion de la Fiesta de San Juan que j'ai racontée dans ce billet.


L'avenida de la Marina débute au paseo de la Dársena pour aller se perdre dans les jardins de Méndez Núñez, au dessin harmonieux et à l'atmosphère agréable. Elle est particulièrement célèbre pour ses pittoresques balcons vitrés qui ornent les hautes façades des immeubles et qui lui valent son surnom de « ville de cristal ».



Poursuivant notre balade à pied, nous sommes arrivés à l'extrême nord de la presqu'île, un immense espace de verdure où ont été installées divers monuments ou curiosités tels les Menhirs pour la Paix (Menhires pola Paz) ou une statue d'Hercule dans la barque des Argonautes du sculpteur Gonzalo Viana.


Dans ce vaste espace se dresse le plus ancien phare en fonctionnement au monde : il date du premier siècle. Classé au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO, le phare, haut de 104 mètres et toujours en activité, dénommé Torre de Hércules, offre une vue panoramique sur la ville et la Ria da Coruña.

Il aurait fallu rester quelques jours encore pour découvrir d'autres trésors comme le Castillo de San Antón ou la Colexiata Santa Maria del Campo (fermée à notre passage) et bien d'autres choses encore...


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