Christian B.
Les jardins d'Henri Le Sidaner à Gerberoy
Dernière mise à jour : 21 févr.
Pendant des siècles, cette petite cité de Gerberoy, surnommée la belle endormie, vit sur ses charmes d'antan, loin de l'agitation de Paris, je l'ai écrit dans mon billet précédent.


C'est justement ce qui a séduit le peintre Henri Le Sidaner, figure de proue du mouvement intimiste, au début du XX° siècle.



À la recherche d'un coin de verdure où il pourrait laisser libre court à son amour des fleurs, l'artiste parcourt le Beauvaisis sur les conseils de son ami Rodin et lorsqu'il découvre Gerberoy en 1901, c'est « la révélation » et il s'y installe.



Ici, l'artiste ne se contente pas de peindre, il transforme petit à petit l’ancien potager des religieuses en jardin blanc et demande à tous les habitants de planter des rosiers grimpants devant chez eux, une idée folle qui a fait son chemin… jusqu'à ce qu'un arrêté municipal en officialise sa requête !.



En haut des terrasses à l’italienne inspirées d’un voyage d’études aux îles Borromées, le peintre aménage une roseraie où il fait construire son atelier d’été tout en suscitant peu à peu le village à faire la part belle aux fleurs : glycines, hortensias, clématites, marguerites et, bien sûr, les roses...



Le Sidaner invite Manet, Rodin, Monet… et les transformations du village sont si séduisantes qu’en 1938, le Touring Club de France décernera à Gerberoy le titre de village le plus coquet.


Labellisé Jardin remarquable, doté de 25 espèces différentes de rosiers, c’est aujourd’hui une superbe balade en déambulant entre jardin blanc, jardin jaune et bleu, jardin sauvage et terrasses à l’italienne en passant même par un temple de l’Amour !
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