• Christian B.

Ne seraient-ils pas vraiment fous ?

Mis à jour : juil. 17

Le narrateur l'a écrit, nos deux champions étaient givrés mais on pouvait penser qu'avec l'âge la raison leur reviendrait ! Eh bien non : alors que l'été est commencé depuis quelques jours, les voilà qui ont ressorti leurs skis de rando et les peaux de phoque pour, parait-il, aller faire une petite dernière.

Ne serait-ce pas plutôt pour impressionner la galerie des motards et des voitures qui remontent le col de l'Iseran en cette matinée au ciel immaculé ? Même pas car s'ils se sont levés bien avant l'aube pour rejoindre la Haute Maurienne en deux heures et demie par l'autoroute et démarrer à la fraîche (et elle l'est bien avec ses 5°) à 7 heures, les spectateurs sont absents.

Peut-être espèrent-ils épater à leur retour parents et amis ? Croient-ils que tous leurs proches accordent encore quelque crédit à leurs soi-disant exploits ?

Regardons comment ils vont s'y prendre lorsqu'ils vont attaquer les pentes de la combe des Illards où la neige a laissé la place à l'herbe...

Ah ! Il leur faut porter sur les sacs leurs skis, se croient-ils encore si gaillards pour ajouter sept kilos au poids des sacs ?

Et là, plus loin, cette fois skis aux pieds, il va bien leur falloir remonter des langues de neige glacée bien raides, où la neige a été labourée par les pluies récentes, on va les voir à l'œuvre ...

Enfin, ils progressent assez rapidement, c'est raide, ils souffrent ...

Les années ont passé, ils ne sont plus aussi fringants qu'il y a quinze ou vingt ans bien qu'ils veulent vous faire croire le contraire.

Pourtant ils avancent alors que le soleil commence à chauffer les pentes et, un peu moins d'une heure et demie plus tard, ils atteignent le sommet.

Au printemps, et à plus forte raison lorsque celui-ci est terminé comme c'est le cas, il leur faut bien choisir l'heure pour entamer la descente : trop tôt la neige est encore gelée et le ski est peu agréable, trop tard la neige est transformée en soupe et ce n'est pas mieux, tout l'art consiste à choisir le « bon » moment.

Nos champions le savent et le grand quart d'heure qu'ils passent au sommet à attendre ce « bon » moment ne les déçoit pas, ils peuvent contempler en attendant le superbe paysage qui les entoure.

Bien que leur vieille expérience leur a permis de trouver le moment propice - du moins le croient-ils - leur descente n'est pas des plus agréables sur cette neige très inégale selon l'exposition des pentes mais surtout labourée par la pluie, où ils essaient d'enchaîner des courbes qu'ils pensent parfaites. Se croiraient-ils les champions de la discipline ?

Ah ! il y en a un qui se croit revenu à ses jeunes années et qui remonte les pentes vers un autre sommet pendant que l'autre le filme pour en garder un souvenir qu'ils garderont surement jusqu'à leur mort.

Les voilà revenus à leur voiture, croyaient-ils que les spectateurs allaient les applaudir, leur demander des autographes ? C'est raté, il n'y a personne pour admirer leur exploit hormis deux ou trois cyclistes qui remontent le col de l'Iseran sans même leur jeter un regard !

On vous le dit, il faut les enfermer !

Date 30/06/2020, départ 7 H retour 10 H 15 temps 1 h 30 (plus arrêts), distance 5 km, difficulté S2, D+ / D- 413 m,

Carte IGN 3633 ET TIGNES.VAL D'ISERE HAUTE MAURIENNE

Carte avec le parcours - détails techniques - fichier GPS [clic]

→ Cliquer sur les photos pour les voir en grand format

Je vous invite à regarder le montage audiovisuel (4,11 minutes) ci-dessous.


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