• Christian B.

Le Mont Morbié

Mis à jour : avr. 21


En bordure sud du Parc Naturel des Bauges, ce sommet ne prête guère attention depuis la vallée de l’Isère alors que son versant Nord offre quelques pistes aux amateurs de ski de la région. Pourtant lorsqu’on le regarde depuis le Colombier d’Aillon il a bien meilleure allure et divers parcours de randonnée utilisant des pistes forestières ou des sentiers y ont été tracés.

Évidemment, ce qui est tentant, c’est d’en faire la traversée, ce que j’ai choisi de faire en ce lundi ensoleillé, un joli parcours d’abord en forêt plutôt boueux après la pluie et la neige des jours précédents, puis dans les alpages avant une longue chevauchée sur les aimables croupes de la crête qui s’abaisse en direction du nord-est vers la vallée du cœur des Bauges.

J’ai laissé mon véhicule sur l’un des parkings de la station, déserte à cette période, puis après avoir traversé le petit hameau de Panloup j’ai rejoint celui du Penon (1.004 m) empruntant d’abord la petite route qui y conduit et la quittant pour suivre une piste envahie par les herbes.

Après avoir traversé le hameau, c’est une rude montée par une piste tracée dans la forêt, piste dégradée par les engins forestiers, boueuse à souhait après la pluie et même la neige des jours précédents.

Heureusement, à la ferme d’alpage (elle fait aussi gîte d’étape en été) on retrouve une piste plus sèche qui mène d’abord au col de la Sciaz (1.338 m) et delà au Mont Pelat (1.543 m), sommet des installations mécaniques de la station d’Aillon. La bosse voisine du Mont Morbié (1.542 m) s’atteint en moins de cinq minutes.

Vers le Sud la vue est superbe sur la Combe de Savoie en contrebas et, au-delà, sur la chaîne des Belledonnes et la Chartreuse. Vers l’est ce sont les Bauges qui se découvrent …

La traversée de champs de fleurs alpestres, les senteurs qui s’en dégagent sont un enchantement.

J’y ai fait une courte pause pique-nique avant d’entamer la descente vers le nord-est, une longue crête qui s’étale sur cinq kilomètres d’abord dans des alpages, ensuite en traversant des bois de châtaigniers puis plus loin d’épicéas jusqu’au col de Fullie (1.338 m).

Au Pré Condut (1.378 m), à mi-crête, j’avais prévu de redescendre directement sur la station des Aillons via le hameau de Chez Ginet, mais le beau temps associé à la bonne forme du moment m’a incité à poursuivre jusqu’au col de la Fullie avant de revenir vers le village.

Une belle balade en solitaire où je n'ai rencontré qu'un groupe de randonneurs du troisième âge juste au-dessus du col de la Fullie !


Distance 16 km Temps 5 H arrêts inclus D+ & D- 874 m Balisage correct

Carte avec le parcours - détails techniques - fichier GPS [clic]


→ Cliquer sur les photos pour les voir en grand format


Article précédent Accueil Article Suivant

#aillonlejeune, #bauges, #alpage, #savoie #montmorbié, #parcnatureldesbauges #coldelasciaz, #combedesavoie #coldelafullie