• Christian B.

Une courte visite tarbaise

Mis à jour : nov. 1


Après avoir quitté Saint-Savin-en-Lavédan, nous avons rejoint Tarbes alors que le ciel s’éclaircissait et que le soleil commençait à faire une timide percée.

La cathédrale Notre-Dame de la Sède constitue un édifice complexe avec, depuis le XII° siècle, date de son édification, des ajouts, des modifications ou des réparations à toutes les époques. C’est le plus ancien monument de la ville.

Le plan est celui d’un édifice roman à nef unique encadrée de deux absidioles semi-circulaires, les trois voûtées en cul de four. La croisée carrée se prolonge par deux bras d’égale longueur et la nef possède des voûtes sur croisées d’ogives. La tour lanterne en briques d’époque gothique repose sur une coupole nervurée octopartite sur quatre trompes.

Le mobilier remarquable fut presque entièrement renouvelé à la suite des guerres de religion. La cuve baptismale en marbre porte la date du 15 juillet 1572. Les superbes stalles du cœur remontent au XVII° siècle alors que les garde-corps des galeries sont du XVIII° siècle. Les chapelles latérales présentent quelques beaux retable.

Poursuivant notre balade tarbaise, nous avons traversé le Jardin Massey, un parc paysager du milieu du XIX° siècle, clôturé par une grille monumentale de 1,2 kilomètre de longueur, situé en plein centre-ville.

La décoration florale résulte de la plantation de 50.000 plantes à massifs chaque année, composée d'un grand nombre de végétaux, d'origine exotique et européenne, remarquables par leur beauté et la diversité de leurs essences. On y dénombre ainsi 1.500 arbres, la plupart centenaires et 3.800 arbustes. Cette riche collection provient des cinq parties du monde et les espèces d'origine exotique représentent 50 % des plantations.

C’est au célèbre botaniste, directeur des jardins du château de Versailles, Placide Massey, que Tarbes doit une grande partie de son patrimoine. Le musée qui porte aujourd’hui son nom, installé au cœur du parc est une construction caractéristique du XIX° siècle de style byzantin et mauresque, copie d’un palais du Caire, dominé par une tour observatoire sur les Pyrénées et le Pic du Midi car notre homme voulait voir les montagnes depuis chez lui !

Nous voici aux Haras Nationaux, objet principal de notre venue dans la capitale de la Bigorre. Dans un parc de 8 hectares abritant des bâtiments de style empire, les haras ont créés par Napoléon en 1806 et sont le berceau d'une race de chevaux anglo-arabe afin de fournir les régiments de hussards.

Les édifices ont été construits avec des matériaux essentiellement locaux : pierre marmorifère grise, galets de l'Adour, briques et ardoises. Les haras sont dotés d'un manège et d'écuries dont les boxes et plafonds constituent un ensemble de boiseries en châtaignier remarquable.

Durant la guerre franco-prussienne de 1870, Jean-Baptiste Verchère de Reffye établit, dans l'ancien magasin des tabacs à Tarbes, un atelier de construction d'artillerie communément dénommé « Arsenal ». On y produisit de l'armement militaire jusqu'en 2006. L'ancien magasin des tabacs abrite les Archives Municipales et les réserves du musée Massey. En face, vient se dresser la maison des associations et son campanile.

La visite, guidée par une charmante étudiante passionnée de cheval, nous a permis d’admirer le travail d’une écuyère.

Mais les caisses de la République sont vides comme chacun le sait et l’État cèdent ses haras, celui de Tarbes ne fait pas exception et il ne reste plus que quelques chevaux. Que vont devenir le parc et ses bâtiments ?


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