• Christian B.

Saint-Savin-en-Lavédan

Mis à jour : avr. 21


En ce matin du 8 juillet, le ciel est bas et on peut dire que nous sommes dans les nuages, la météo annonce même quelques gouttes, mais dès demain le retour du beau temps et de la canicule sont prévus.

C’est l’occasion d’aller à la découverte de quelques richesses architecturales ou culturelles de cette région de la Bigorre. Direction pour commencer Saint-Savin-en-Lavédan entre Argelès-Gazost et Pierrefitte-Nestalas, un petit village où l’abbatiale, domine fièrement la vallée du Gave de Pau, petit village entouré des montagnes du Lavédan. Son imposant chevet roman et sa tour lanterne gothique coiffée d’un toit en éteignoir lui confère une silhouette unique.

Aujourd’hui église paroissiale, elle faisait partie jusqu’à la révolution française d’un monastère bénédictin très influent à l’époque romane, qui étendait son domaine jusqu’à la haute vallée de Cauterets et ses eaux thermales.

Rattachée à l’abbaye Saint-Victor de Marseille en 1080, c’est au cours du XII° siècle que l'abbatiale et ses bâtiments conventuels vont se bâtir.

Comme la plupart des édifices romans, l'abbatiale est orientée à l’est et présente un plan en forme de croix latine. Construite autour des reliques de Saint Savin, elle fut complétée au XIV° ou XV° siècle par une surélévation gothique.

Après une période florissante, l’abbaye connut des difficultés, des relâchements de discipline. Rapidement les bâtiments se délabrèrent, les religieux de la congrégation de Saint-Maur tentèrent de rétablir la vie monastique et d’envisager des reconstructions, en vain. L’abbaye continua de péricliter. Trois moines seulement y résidaient en 1790 lorsque les bâtiments furent vendus comme biens nationaux.

L’étonnant orgue de l’abbatiale a été construit en 1557, on ne connaît pas le nom du facteur, aucune inscription ni archive ne le mentionne. Un relevage fut effectué en 1618 puis il fut abandonné et pillé de sa tuyauterie.

En 1861, il est qualifié de ruine. Sa restauration a été réalisée en 1996, tout ou partie des anciennes pièces existaient - hormis les tuyaux – ce qui a permis de reconstituer l’ensemble dans sa physionomie primitive. La tuyauterie disparue a été reconstruite à l’aide d’éléments retrouvés concernant le diapason notamment. Instrument type de la Renaissance, l’orgue se compose de huit jeux sur un clavier de 38 touches.

Les vestiges de l’abbaye romane, l’abbatiale, la salle capitulaire et quelques chapiteaux du cloître laissent imaginer l’influence de ce monastère qui a été classé Monument Historique dès 1840.

Située à 800m environ au sud de l'abbatiale, la chapelle Notre-Dame de Piétat est construite à l'écart du village. Très peu de renseignements subsistent sur son origine. Une confrérie de Notre Dame de Piétat y est attestée à partir de 1493. C'est surtout au XVIII° siècle qu'elle va s'agrandir et s'embellir. De cette époque datent le retable et la belle voûte en bois dite « aux oiseaux ».

Une partie de la chapelle remonterait à l'époque romane et un vestige de peinture murale est visible sur le mur de la nef. Malheureusement nous ne pourrons la visiter, l’heure des visites étant passée.


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