top of page
  • Christian B.

Solitaire au lac des Cornaches

Dernière mise à jour : 1 janv.

Sur le versant Tarentaise du Beaufortain, dans l’alpage des Cornaches, le petit lac au nom éponyme, surplombé par une falaise rocheuse, voit venir paître les vaches et les moutons de la vallée à la belle saison, mais en cette mi-automne seuls quelques randonneurs viennent troubler la quiétude des lieux.

Il faut dire qu’arriver ici se mérite car depuis Cevins ( 415 m ) dans la vallée, après 6 kilomètres d’une route étroite ( le croisement y est impossible sauf de loin en loin ) construite dans des pentes abruptes aux multiples épingles à cheveux ( j’en ai compté 22 ! ), il convient d’emprunter une piste plus ou moins défoncée sur 4 kilomètres jusqu’au point de départ au lieu-dit Les Prés du Planay ( 1.385 m ).


Je note dans un récit de la balade que : Même si l'on peut féliciter les collectivités locales d'avoir entretenu de fort belle manière les pistes forestières, il n'en demeure pas moins qu'avec un véhicule de ville, le parcours relève du Paris-Dakar :-).


Il est tard dans la saison et la neige qui est tombée début novembre a fondu, je décide d’aller voir ce lac des Cornaches que j’ai découvert sur le mur Facebook de l’ami Bernard D. qui y est venu quelques jours plus tôt.


Contrairement aux prévisions des augures de MétéoFrance, il ne fait pas beau au début de ma randonnée, le ciel est largement couvert surtout vers le sud mais j’ai espoir que la situation s’améliore.


Le brouillard enveloppe la forêt d’épicéas dans laquelle je remonte en suivant une piste caillouteuse à la pente bien soutenue.


Plus haut, la pente se fait encore plus rude et il me faut évoluer sur un sentier qui se faufile entre les aulnes verts alors que quelques timides rayons de soleil tentent d’apparaître.


Après une heure de marche, et sans que les nuages n’aient abandonné la partie bien que des carrés de ciel bleu se découvrent, j’arrive au lac des Cornaches ( 1.777 m ) lequel au premier abord est peu agréable, la couleur de l'eau approchant plus du marron que du bleu azur.


Sans m’attarder sur les berges du lac et traversant des champs de plantains dont il ne reste plus grand-chose, je gagne le chalet communal, un refuge au confort spartiate les murs étant faits ( du moins certains ) de planches non jointives. Il doit quand même être agréable d’y passer la nuit ou même de s’abriter en cas d'orage ( très impressionnant parait-il avec l'écho de la falaise ).


Après une bonne demi-heure de pause, je quitte ce lieu austère alors que le soleil commence enfin à se montrer, il deviendra même généreux une fois revenu dans la vallée.

C’est enchanté malgré tout de cette escapade solitaire, que je retourne vers la ville.


→ Nota : il est préférable de venir ici dans l’après-midi pour profiter du soleil éclairant le lac et sa falaise.


Date 13/11/2022, départ 10 h 15 retour 12 h 35, temps 2 h 20 ( arrêts inclus ), distance 3,8 km, difficulté T2, D+ / D- 416 m

Carte IGN 1/25.000 3532 OT Massif du Beaufortain

Carte avec le parcours - détails techniques - fichier GPS ici [ clic ] mais aussi là [ clic ]

→ Cliquer sur les photos pour les voir en grand format




Article précédent Accueil Article suivant

90 vues15 commentaires

Posts récents

Voir tout
bottom of page