• Christian B.

Chambéry, un jour d’hiver

Mis à jour : avr. 14


La semaine dernière alors que je revenais du lac du Bourget par la voie verte, sous un ciel bas et poussé par une bise glaciale, je me suis largement détourné en passant par les vieilles rues de l'ancienne cité ducale.

Après avoir suivi les bords de la Leysse, petite rivière qui traverse la ville avant d’aller se jeter dans le lac du Bourget, je suis entré dans le parc du Verney qui jouxte le Palais de Justice érigé en 1850 et d’inspiration sarde ; la première pierre en a été posée par le roi Victor-Emmanuel II.

La statue devant le palais représente Antoine Favre, sénateur de la Savoie.

La petite rue Doppet m’a amené Place de Genève. Les anciennes halles sont devenues un petit centre commercial où quelques grandes enseignes sont présentes.

J’aurai pu quitter la place de Genève par la rue du Sénat de Savoie, une des plus anciennes rues de la ville, elle aboutit au nord de la place Saint-Léger. J’ai préféré gagner en deux pas la place de l’Hôtel de Ville.

La rue Favre à son croisement avec la rue du Général Comte de Boigne débouche sur la Place Octogone dont le nom vient du fait que les quatre immeubles qui l'entourent sont formés chacun de deux pans regardant la place !

J’aurai pu parcourir la rue de Boigne qui mène vers le château ducal. Ses portiques à la turinoise abritent de nombreux commerces. Ce sera pour une autre fois.

La vieille rue Saint Réal m’a conduit à la Place Métropole.

Sur l’un des côtés de la place se dresse la cathédrale Saint-François de Sales érigée au 14° siècle pour l’ordre des Franciscains. Sa façade principale est d’une grande simplicité propre à cet ordre.

Je suis revenu quelque peu sur mes pas pour emprunter la rue éponyme qui m’a conduit à la place Saint-Léger.

Sa forme particulière, oblongue, résulte du fait qu’elle était autrefois constituée de deux quais de part et d’autre d’un canal dit de l’Albanne, comblé depuis longtemps.

Je n’ai pas poussé jusqu’à la rue Basse du Château la plus vieille rue de la ville, au nord de la place, mais après quelques coups d’œil sur la fontaine des Marmousets.

J'ai également jeté un œil sur l’horloge au sommet du beffroi érigé à l’angle de la rue Porte Reine qui débouche sur la place, j’ai quitté les lieux par la rue Croix d’Or, encore une très vieille rue de la cité. Plusieurs traboules y débouchent venant de la Place Métropole.

La rue prend fin devant le Théâtre Charles Dullin. Lui aussi a été financé par le comte de Boigne et inauguré en 1824 par Charles Félix roi de Piémont-Sardaigne.

La petite rue Denfert-Rochereau m’a amené devant l’Espace Malraux, la Maison de la Culture ; elle offre aux artistes un lieu d'échanges et au public de l’agglomération une programmation des meilleurs spectacles européens de théâtre, danse et musique. L’ensemble a été conçu par l'architecte Mario Botta entre 1984 et 1987.

Avant de quitter la cité ducale par le parc de Buisson Rond, court arrêt pour admirer le château de Boigne (appelé ici château de Buisson Rond). La ville de Chambéry y a installé une mairie annexe où se célèbrent les mariages.

Et puis dans la froidure, j'ai repris la voie verte sud qui en 7 bons kilomètres m'a ramené chez moi...


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