• Christian B.

Sur le Camino Francés ~ En Navarre

Mis à jour : nov. 1


La région autonome de Navarre (Nafarroa en basque) compte 620.000 habitants dont la moitié à Pampelune la capitale administrative.

L’entêtement et l’autodétermination dominent l’histoire de la Navarre. Vers 75 avant notre ère, Pompée, général romain, s’empare de la plus grande cité basque, la future Pampelune. Mais après la chute de l’empire romain, la population se révolte avec succès contre les envahisseurs wisigoths et francs.

Au XI° siècle le royaume de Pampelune (royaume de Navarre à partir du XII° siècle) connaît sous le règne du roi Sancho Garcés III sa plus grande expansion puisqu‘il s’étend à la Castilla y León jusqu’au comté de Barcelone et, au nord, jusqu’à la Gascogne française. Sancho Garcés soutient également les débuts du mouvement pèlerin vers Compostelle.

Après la mort de Sanchés VII au XIII° siècle, la dynastie s’éteint et la Navarre perd une grande partie de ses territoires puis tombe sous la domination française. Au XVI° siècle, Ferdinand 1er d’Aragon conquiert les territoires au sud des Pyrénées pour le compte de la couronne castillane, la partie au nord des Pyrénées revenant à la France.

La Navarre n’a jamais renoncé à son héritage basque, le basque est la seconde langue officielle après le castillan, de nombreuses localités portent un double nom, mais seulement un quart de la population parle basque.

Contrairement au Pays Basque voisin, cette communauté n’a jamais revendiqué l’indépendance.

La Navarre compte aujourd’hui parmi les régions les plus riches et les plus chères d’Espagne. L’agriculture est une branche importante.

Après avoir quitté la Rioja, à Puente La Reina, quelques photos au pont romain, desayuno dans un bar et j’ai filé vers l’Alto del Perdón qui domine la plaine de Pampelune. Courte halte au sommet face au monument dédié aux pèlerins et descente dans les genêts vers Cizur Minor où je m’offre une cagna pour fêter mon arrivée à Pampelune où je suis entré un peu plus tard.

La halte de ce soir s’est faite à l’albergue municipal – curieux gite dans une ancienne église, l’installation fait penser à une centrale pénitentiaire.

La météo consultée annonce du très mauvais temps pour les jours suivants et franchir les Pyrénées dans la tempête ne présente aucun intérêt.

Demain je quitterai l’Espagne en rejoignant par le train Irun et les Alpes. Ainsi se termine presque un mois et demi de vadrouille depuis Séville…


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