• Christian B.

Arica ~ La ville du printemps éternel

Mis à jour : avr. 18


Ce 25 novembre, je suis à Arica, la ville la plus au nord du Chili, à quelques kilomètres de la frontière avec le Pérou.

Hier, j'ai quitté l'Altiplano et le groupe pour rejoindre le bord de mer, une évacuation rendue impérative en raison de difficultés respiratoires dues à un reste de bronchite faisant très mauvais ménage avec la haute altitude.

Arica, avec une population de 196.000 habitants, est l’endroit sous les tropiques où aller pour ceux qui ne rêvent que de soleil : il y pleut seulement deux à trois fois tous les 100 ans - l'eau nécessaire à la cité venant des sommets enneigés - et la température en été dépasse rarement 28º alors que durant les jours d’hiver elle ne descend jamais sous les 10º !

Mon hôtel étant proche de l'Avenida 18 de Septiembre, la rue principale de la cité, c'est par elle que je suis parti en direction de la mer.

Les monuments les plus connus d'Arica ont été livrés par les ateliers de notre compatriote Gustave Eiffel à l'époque de l'apogée de l'exploitation minière, à la fin du XIX° siècle.

Presque sous les falaises du Morro de Arica envahi par les vautours et qui domine la ville de ses 200 mètres, la cathédrale San Marcos, commandée par le président péruvien José Balta pour la ville d'Ancón a finalement été installée à Arica sur les ruines d'une église détruite en 1868 par un séisme.

Son architecture néo-gothique est caractérisée par une structure totalement métallique et les murs comme les plafonds sont construits en feuilles de fer moulées et estampillées, seul le portique est en bois !

L'intérieur est très clair, on y trouve en particulier un Christ du XII° siècle et deux belles représentations de la Vierge.

Mon parcours m'a fait ensuite passer devant El Edificio Ferrocarril, l'ancienne gare de la ligne de chemin de fer Arica - La Paz inaugurée en 1913.

Elle a été construite également par Gustave Eiffel de même que l'ancienne douane, actuellement en restauration. Le service passagers vers La Paz a été abandonné en 1998.

Le port d'Arica est l'un des principaux terminaux portuaires du nord du Chili, c'est surtout le seul point d'accès maritime de la Bolivie qui a une concession territoriale depuis 1999 en vertu du Traité de Paix de 1929 qui lui a ôté ses territoires du littoral.

Le port s'organise en diverses zones mais c'est surtout le Terminal Pesqueiro qui a excité mon intérêt, j'y ai passé des heures (mais il mérite bien un article à lui seul)...

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