• Christian B.

Carnets du Danemark ~ De Mariager à Randers

Dernière mise à jour : il y a 6 jours


Mercredi 18 août. La saison s’avance et le retour vers l’hexagone se précise. Ålborg est quittée par l’autoroute E45 laquelle est abandonnée à Støvring pour traverser l’Himmerland, une vaste étendue de landes, de collines couvertes de bruyères et de forêts. La halte dans le Rebild Bakker National Park est envisagée mais finalement nous rejoignons Mariager, une petite cité médiévale bâtie sur la rive sud du fjord du même nom, le plus long et, parait-il, le plus beau du Danemark.


La visite commence devant le port par le Mariager Saltcenter, une sorte de musée dont l’unique objet est une mine de sel dont le gisement à 5.000 mètres de profondeur est énorme, on estime qu’elle pourrait extraire du sel durant 16.000 ans ! Exploitée par la société Nobel, elle fournit 600.000 tonnes chaque année.


Sa visite reconstitue celle qu’on pourrait faire dans une mine avec une simulation de l’ascenseur emportant les mineurs dans les profondeurs : dans la pénombre, coiffés d’un casque de mineur, nous sommes secoués dans tous les sens, mais en réalité, nous sommes bien restés au niveau zéro. Un peu décevant quoi qu’amusant. .


La petite cité médiévale de Mariager elle-même est pleine de charme avec ses vieilles maisons à colombages, ses jardins fleuris qui lui ont valu le surnom de « ville des roses » et ses rues pavées grossièrement de galets ronds.


Son église, vestige d’un monastère médiéval de l’ordre des Birgittine, a été construite dans les années 1460-1480 et une fois achevée, c'était l'une des plus grandes églises du pays.


À la suite d’une rénovation et d’une réduction radicale du bâtiment en 1788 et 1789, l’église est maintenant quatre fois plus petite que celle d’origine.


Le lendemain, nous avons rejoint Randers. Sixième ville du Danemark, au milieu du « cœur vert du Jutland », la cité possède un centre charmant, tout plein de vieilles maisons et de cafés animés, elle a été de tous temps un carrefour important dont on disait que son accès maritime y rencontrait treize routes terrestres.


Pour les Danois, la ville fut le théâtre du premier acte de résistance à l'envahisseur allemand lorsque Niels Ebbesen, tua en 1340, le comte du Holstein.


Le Kulturhuset, fréquenté chaque année par plus de 600.000 visiteurs, abrite divers musées, une bibliothèque et les archives de la cité.


On y trouve le Museum Østjylland Randers, fondé en 1872 et l'un des plus anciens et des plus grands musées du Danemark, il raconte la vie dans la région depuis la première présence de l'homme, il y a 100.000 ans, jusqu'à nos jours.

Sont également exposés des objets de l’époque médiévale ou d’un passé plus récent tel De Buhlske Stuer qui reconstitue l’intérieur d’un appartement danois au XX° siècle où tout ce qui meuble les pièces a été donné à la municipalité par le procureur de district Paul Buhl et son épouse et, comme ils le souhaitaient, tout est resté disposé comme s’ils avaient quitté les lieux quelques instants auparavant.


Les pièces sont décorées de plus de 300 œuvres depuis l'art danois de son âge d'or jusqu’à la fin du XIX° siècle ainsi qu’une grande collection d’œuvres étrangères laquelle collection compte notamment pas moins de 48 eaux-fortes de Rembrandt, ce qui contribue à faire de De Buhlske Stuer une musée international !


Proche du fjord, le Randers Regnskov reconstitue sur 3.600 m² une forêt vierge dont une partie de ses habitants se baladent en liberté ( c’est bien relatif ! ), des animaux et des plantes provenant des trois grands continents où se trouve la forêt tropicale : l'Amérique du Sud, l'Asie et l'Afrique.


Lorsqu’on pénètre dans ce Tropical Zoo, on se retrouve immédiatement dans un monde complètement différent où l'air est chaud et humide, rempli de bruits de cascades et d'appels des nombreux singes et oiseaux.


Nous sommes bien loin du Danemark …


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