• Christian B.

Carnets du Danemark ~ Tønder

Dernière mise à jour : oct. 19


Pour rejoindre le Danemark, il nous faut traverser la Suisse puis l’Allemagne avec comme toujours des autoroutes encombrées, en travaux sur des kilomètres et des kilomètres, entraînant par voie de conséquences de nombreux bouchons.


Cette année, j’ai inauguré en ce samedi matin 7 août une nouvelle façon de procéder en démarrant bien avant l’aube, disons avant 6 heures du matin ce qui nous a offert une circulation fluide, presque inexistante, jusqu’à la frontière allemande à Weil-am-Rhein.


Arrêt pour un second petit déjeuner peu après et si l’autoroute était encombrée jusqu’à Offenburg, ce sera ensuite une promenade quasi dominicale qui nous a amenés à l’étape de Lich près de Giessen ( Hesse ) en milieu d’après-midi et puisque cette façon de procéder nous a réussi, nous rééditons la méthode le lendemain et atteignons Hamburg et l’Elbtunnel sans ralentissement si ce n’est, peu après, un orage avec des cataractes d’eau impressionnantes qui obligent à rouler à 60 km/heure.


Peu avant la frontière germano-danoise, nous complétons notre plein de gazole suivant les conseils éclairés des guides touristiques et, première surprise, nous découvrons quelques minutes plus tard en entrant au Jutland que ce petit royaume d’opérette a l’un des prix des carburants parmi les plus bas d’Europe ( 10,19 DKK le litre, soit 1,37 EUR ! ).


L’étape du jour se fait peu après à Padborg sur le parking du Frøslev Camp, un camp de concentration construit par les nazis pour y enfermer prisonniers politiques allemands et citoyens danois.


En soirée arrivent nos amis franciliens qui ont eu à subir les encombrements et bouchons dénoncés plus hauts et que nous avions su éviter.


En début de matinée du jour suivant, nous gagnons par des routes étroites la petite ville de Tønder et, nos véhicules laissés sur un vaste parking proche du centre de la cité, nous partons à sa découverte.


L’un d’entre nous entré dans une banque pour y faire du change, muni de son masque anticovid comme il se doit, se verra gentiment indiqué avec le sourire ici monsieur ce n’est pas nécessaire, ce sera la seconde surprise de ce royaume de cocagne.


Pas de masque, nulle part, mais du gel hydroalcoolique pour entrer dans tous lieux recevant du public et même souvent d’une pièce à l’autre dans les musées, centres de tests PCR dans le moindre village avec, comme nous l’avons constaté à Skagen, des horaires de grande amplitude tous les jours de la semaine y compris les dimanches, formule que nos laboratoires hexagonaux seraient bien inspirés d’imiter.


Le pass sanitaire si décrié par nos comiques gaulois qui manifestent chaque samedi était en vigueur jusqu’à début septembre où il a été abandonné, la population étant vaccinée presque totalement. À l’entrée d’un restaurant, l’un de nous l’ayant oublié dans un véhicule a été prié gentiment mais fermement d’aller le chercher…


Mais revenons à Tønder où les maisons, souvent très anciennes, sont fréquemment bâties en briques et, quand elles ne le sont pas, les murs sont peints de couleurs vives ; l’une des plus célèbres est la fameuse Gamle Apotek ( la vieille pharmacie ) datant de 1595.


Au fil de notre balade nez au vent, nous entrons dans la Tønder Kristkirke, une église moyenâgeuse ( elle date de 1592 ) au haut clocher. Elle est l'une des églises du Danemark les plus riches en meubles anciens, une richesse due au commerce des céréales et des haras proches de la ville ainsi qu’à l'industrie de la dentelle.


Revenus dans la rue principale, nous passons devant une bageri-konditori ( boulangerie-pâtisserie ) et ne pouvons pas nous empêcher d’y acheter des Wienerbrød ( une pâte feuilletée garnie de pâte d’amande, de vanille et de massepain, cannelle, cardamone, noix de pécan ) que notre ami Paul Guntz recommande dans son récit.



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